Quand le PLM s’adapte au marché

Publié par Mathilde Borel il y a 3 mois | Actualités

Les nombreux projets PLM qui ont été déployés dans différents secteurs industriels nous montrent que chaque secteur a ses propres difficultés et donc ses propres enjeux. Cela peut aller de la gestion de données à la gestion de configuration, la gestion des non-conformité, la gestion des nomenclatures,… Le PLM permet non seulement de fournir des fonctions incontournables (gestion des documents, versions/révisions, workflow,…) qu’une société attend de cet outil, mais également de répondre à des besoins spécifiques.

Les solutions PLM intéressent-elles tous les secteurs d’activité ? Comment le PLM s’adapte-t-il au secteur des entreprises ?

Quand le PLM s’adapte au secteur d’activité

Certains secteurs ont intégré très tôt le PLM dans leur activité. On peut même dire qu’ils ont été des précurseurs, voire même qu’ils ont contribué au développement des solutions PLM et aux fonctions que ce dernier devait posséder. On parle notamment des secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, de la défense,… À l’inverse, certains secteurs ont préféré attendre que les outils PLM aient atteint un niveau de maturité assez élevé et qu’ils puissent s’adapter à leurs métiers pour s’y intéresser.

Fonctionnellement parlant, le PLM s’appuie sur de nombreuses fonctions. Certaines sont génériques et ne dépendent pas du secteur d’activité : les accès et les droits, la gestion documentaire, la gestion de projets,… D’autres dépendant plus des processus internes et le PLM doit s’y adapter. Par exemple, la gestion et l’évolution des nomenclatures (cadBOM, eBOM, mBOM), la gestion des appels d’offres, la gestion des configurations, l’intégration CAO,… Mais peu importe les fonctions génériques ou spécifiques, le PLM assure la traçabilité des documents et des données.

L’utilisation d’un PLM devient essentiel pour toute entreprise mais cela ne veut pas dire que tous les secteurs doivent utiliser la même solution.

 

Quand le PLM devient un support au Bureau d’Etudes

Dans le domaine de la conception, de l’ingénierie ou de la production, nous retrouvons une diversité des métiers impliqués dans le cycle de vie d’un produit : développeur, dessinateur, électricien, mécanicien, calculateur,… Ces métiers travaillent avec des outils spécifiques comme des logiciels de CAO mécanique, des logiciels de CAO électrique, logiciels de simulation,…. Le PLM doit centraliser toutes ces données avec le niveau d’intégration attendu en fonction des besoins de l’entreprise. Certains chercheront une ergonomie, d’autres des interfaces adaptées aux différents services.

Par exemple, pour le Bureau d’Etudes, le PLM joue un rôle de gestionnaire des données issues de la CAO. Par exemple, connecter votre PLM à votre solution de CAO électrique permet de gérer les bibliothèques de vos composants électriques.

Le PLM peut également aller plus loin en jouant un rôle transverse dans l’entreprise et en gérant les stocks, les outils,….

 

Quand le PLM définit le positionnement de l’entreprise

Au-delà de trouver le PLM avec les fonctions qui répondront aux besoins du marché de l’entreprise et à son offre, il est également important de trouver le PLM qui deviendra un support au système d’information de l’entreprise.

L’objectif n’est pas que l’outil PLM se connecte à tous les outils présents au sein de la société mais plutôt qu’il s’interface aux outils qui seront des leviers (ERP, CAO, CRM,…). Cela dépendra de l’activité de l’entreprise et de ce qui pilote son offre, le développement, le commerce,…

 

Cette différence des solutions PLM vient notamment de l’hétérogénéité des secteurs d’activité, de leurs enjeux, de leurs produits,… Le PLM peut apporter de la valeur ajoutée à condition de lui donner toute sa valeur et de ne pas le voir uniquement comme un outil administratif.